Le consentement sexuel : qu’est-ce que c’est ?
Le terme consentement vient du latin cum-sentire qui signifie « sentir avec » et qu’on définit aujourd’hui comme le fait de donner son accord à autrui pour faire quelque chose.
Le consentement est valable dans toutes les activités, tous les jours : pour emprunter un stylo, prendre une photo avec une personne, sortir au cinéma avec des ami·es…
Théoriquement, il doit être demandé avant de réaliser toute action qui implique une autre personne, par respect pour son avis, sa volonté et sa dignité.
Et dans la sexualité ?
Dans la sexualité, le consentement est l’accord que l’on donne ou reçoit de son ou sa partenaire avant de réaliser une activité sexuelle.
Le consentement doit être :
Libre et éclairé – Le consentement est sans contrainte : céder n’est pas consentir ! On n’insiste pas et on ne négocie pas.
La personne concernée doit avoir eu toutes les informations nécessaires et les avoir comprises pour que le choix soit fait en pleine conscience.
Spécifique – Il ne vaut que pour une situation précise. Donner ou recevoir un « oui » pour une activité sexuelle ne signifie pas
que cet accord vaut également pour les prochaines fois ou pour d’autres pratiques.
Informé – Les partenaires doivent mutuellement s’informer des pratiques qu’ils souhaitent réaliser et demander l’accord
de l’autre pour chacune d’entre elles (ex : tester de nouvelles choses, expérimenter, enlever le préservatif, réaliser certaines pratiques, etc.).
Il s’agit aussi d’être informé·e des risques d’Infections Sexuellement Transmissibles (IST) ou de grossesse non-désirée lors du rapport.
Réversible – Un oui peut devenir non ! Le consentement peut être retiré à tout moment.
On peut changer d’avis la veille pour le lendemain comme en plein milieu d’une activité sexuelle.
Enthousiaste – Le “oui” doit être un grand “oui”, sincère et enthousiaste ! Avant tout rapport ou pratique, il est important de sentir que
la personne en a réellement envie et qu’elle ne le fait pas parce qu’elle s’y sent obligée ou pour faire plaisir.
Le consentement peut être donné par des paroles, des gestes, ou les deux.
Cependant, ne pas s’opposer ou rester silencieux ne signifie pas forcément donner son consentement.
Dans la loi, il y a absence de consentement dans des situations de menace, violence, surprise ou contrainte.
Cela englobe notamment les cas de figure suivants :
•Si la personne dort ou est inconsciente
•Si la personne est en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants
•Si la personne n’est pas en capacité de consentir du fait de son handicap
•Si le consentement est donné par une autre personne que celle concernée
•Si la relation concerne un·e mineur·e de moins de 15 ans et un·e personne majeur·e (loi du 21 avril 2021)
Comment être sûr que l’on est d’accord et que l’autre aussi ?
L’obtention du consentement doit être claire et totale de sorte à s’assurer que les désirs et les limites de l’autre soient toujours bien respectées.
Et ça, ça passe par la communication :
•Pour connaître les envies, besoins et les limites de l’autre, mais aussi pouvoir communiquer les siennes
•Pour apprendre à dire « non » sans malaise et sans crainte de vexer l’autre
•Pour faire part de ses ressentis avant, après et pendant les rapports sexuels
•Pour permettre à l’autre de s’adapter à ses besoins en les exprimant
•Pour se rassurer sur le fait que ce n’est pas grave si les désirs ne coïncident pas toujours